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 Pas de soutiens publics pour le Paris-Dakar !
 

  Pourquoi cette campagne ?

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  Pourquoi cette campagne ?

La campagne menée par le collectif " Pa'Dak " (six associations dont Agir ici) avait pour objectif d'obtenir de la part du gouvernement une condamnation publique du rallye et un engagement à ne plus soutenir la compétition. Sans le savoir, tous les citoyens soutenaient cette course indécente. Leurs impôts, via certains ministères ou collectivités locales, finançaient directement l'organisation du Paris-Dakar ou les équipages.
Les aides de l'Etat se répartissaient en trois catégories : appui à l'organisation de la course, appui aux équipages et caution morale. De leur côté, des dizaines de collectivités locales utilisaient le Paris-Dakar pour leur promotion. Au-delà même des problèmes éthiques posés par ces soutiens, l'intérêt même d'une telle opération pour une collectivité territoriale était dénoncé par la justice. Un premier procès gagné en 1989 contre un Conseil général ayant débloqué une subvention montrait la voie à suivre pour les associations et les citoyens.
En 1988, lors d'un sondage réalisé par la Cinq, 49% des téléspectateurs ayant répondu par minitel estimaient que l'argent dépensé pour le rallye serait plus utile pour le développement.

  Les objectifs

Obtenir du secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports, Roger Bambuck, une prise de position publique sur le Paris-Dakar et du gouvernement l'engagement de ne plus soutenir cette compétition que ce soit par un appui financier, diplomatique ou logistique.

  L'action

Ecrire au Secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports, Roger Bambuck.
Ecrire aux collectivités locales parrainant la course ou subventionnant des équipages pour leur demander d'y renoncer.
Commander et diffuser les documents de campagne.

  Les partenaires

Les membres du Collectif Pa'Dak :

Artisans du monde - Emmaüs - Nature et Progrès - Peuples solidaires - Terre des Hommes

  Les résultats


Beaucoup de personnes participèrent à la campagne de lettres. La plupart reçurent une réponse laconique du chef de cabinet de Roger Bambuck. Une réponse insatisfaisante car elle n'apportait aucun élément sur les questions posées par les membres des associations du collectif Pa'Dak. Fin janvier 1990, Roger Bambuck reçut une délégation du collectif " Pa'Dak ". Qualifiant d' " impressionnant " le nombre de courriers reçus, le ministre confirma la décision de son cabinet de ne pas renouveler les opérations de soutien, via la Carte Jeune, au Paris-Dakar. Il réaffirma également son opposition à cette compétition qu'il qualifia de " perversion du sport ". Concernant le soutien des autres ministères (Affaires étrangères, Intérieur, Finances, Défense nationale), il avoua qu'il lui serait difficile de convaincre ses collègues. Il encouragea les associations à continuer dans cette " bonne voie ". Ce qui ne l'empêcha pas de démentir dès le lendemain le communiqué de presse rédigé par le collectif à l'issue de l'entretien.
Le collectif " Pa'Dak " lança une deuxième campagne intitulée " Pas un sou pour le Paris-Dakar ! " en décembre 1990 (voir campagne n°9). Celle-ci fut marquée par la prise de position du Secrétaire d'Etat chargé des collectivités territoriales, Philippe Marchand, contre la course. C'était la première fois qu'un ministre osait critiquer le rallye et invitait les collectivités locales à ne pas le financer.
La mobilisation fut importante puisque plus de 10 000 personnes écrivirent au Premier ministre. Mais le Dakar continuait, poussé par les intérêts économiques des grandes firmes automobiles&

 

 

 

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