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 M. Charasse,
engagez-vous à ne pas toucher au budget de l'aide aux pays du Tiers-monde pour financer les
conséquences de la guerre
!

  Pourquoi cette campagne ?

  Objectifs       Action

  Partenaires    Résultats

 

 
   

 

  Pourquoi cette campagne ?

En mars 1991, M.Charasse, ministre délégué au Budget, annonçait par décret 15 milliards de francs de restrictions budgétaires. Outre le bilan financier de la guerre du Golfe généralement évalué entre 6 et 8 milliards de francs, l'ardoise des grands contrats avec l'Irak estimée à 29 milliards était un autre élément expliquant, en grande partie, les coupes budgétaires. A cela s'ajoutait le récession économique. Tous les budgets étaient touchés sauf celui de la Défense. Celui de l'aide française accordée aux pays en développement était lourdement affecté (plus de 600 millions de francs en moins sur un total de 30 milliards). Cette réduction s'appliquait également aux organisations non gouvernementales pour les projets de développement qu'elles soutenaient dans les pays du Sud. En effet, à une époque où le remboursement de la dette obligeait les pays du Sud à donner plus de devises au Nord qu'ils n'en recevaient eux-mêmes, il était important de ne pas réduire le volume de l'aide dont ils bénéficiaient.

  Les objectifs

L'objectif de cette campagne, très précis, était à la fois réaliste et politiquement significatif : demander au ministre du Budget qu'il ne réduise pas le volume de l'aide publique au développement. Pour autant, Agir ici ne perdait pas de vue l'objectif de l'établissement d'une paix globale au Moyen-Orient et la question des ventes d'armes.
Parallèlement, l'association réaffirmait la nécessité d'une réforme profonde de la politique d'aide au développement.

  L'action

Interpeller le ministre du budget via une lettre soulignant la nécessité de l'aide française alors que l'écart entre pays du Nord et du Sud se creusait dramatiquement. Les citoyens étaient, en outre, invités à envoyer une copie de cette lettre au député de leur circonscription et à l'interroger sur sa position sur le thème de la paix au Moyen-Orient ou encore sur les ventes d'armes.
Commander et diffuser des documents de campagne.

  Les partenaires

Avec le soutien de :

AMFP - CIDES (Toulouse) - Cimade - Coordination de l'action non-violente de l'Arche - CRIDEV (Rennes) - le Cun du Larzac - Enfants Réfugiés du Monde - Fédération Artisans du Monde - IATMA (Bordeaux) - MAN - Nitassinan - Peuples Solidaires - Service Civil International - Terre des Hommes-France

En lien avec :
le Forum pour une paix juste au Moyen-Orient

  Les résultats


Le budget de l'aide au développement fut l'un des plus atteints par les restrictions budgétaires de M.Charasse. Tous les secteurs de l'aide aux pays du Sud furent concernés. Agir ici dénonça cette décision contraire au nécessaire équilibrage des relations Nord/Sud alors même que la guerre du Golfe avait souvent été ressentie par les pays du Sud comme l'expression de la domination économique mondiale des pays riches. Pire, Agir ici apprenait que de nouvelles coupes devaient grever lourdement le budget de l'aide au développement. Un nouvel enjeu apparaissait avec la possibilité du vote par les députés d'une rallonge budgétaire (appelée " collectif budgétaire ") au cours de l'année 1991 pour compenser ces coupes. Certains députés s'engagèrent à intervenir auprès de M.Charasse. Après un silence de quatre mois, M.Charasse répondit en juin 1991 aux députés qui l'avaient saisi des préoccupations d'Agir ici. Dans le même temps, le Comité de liaison des organisations de solidarité internationale (Closi) rassemblant la plupart des ONG françaises se mobilisait aussi contre les menaces de coupes sombres dans les crédits alloués aux ONG. Une trentaine de parlementaires intervinrent auprès du gouvernement pour que ces crédits soient préservés. Les résultats ne tardèrent pas puisque la ministre de la Coopération et du Développement s'engagea à protéger ces crédits.

 

 

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