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Pourquoi cette campagne ? 
A la fin de l'année 1996, les espoirs de paix entre Israéliens et Palestiniens étaient menacés.
Le gouvernement israélien nouvellement constitué de Benyamin Nétanyahou appliquait en effet son programme électoral, fondé sur des principes simples : " Non à la rétrocession des territoires occupés, Non à un Etat palestinien indépendant, Non à un partage de souveraineté à Jérusalem, Oui à la colonisation ". Son but était d'enliser le processus de paix, le temps d'accélérer la colonisation et de la rendre irréversible.
Cette ligne politique violait de façon flagrante les accords d'Oslo, signés par Israël en 1993 : ceux-ci exigent le respect du statut-quo territorial et démographique, jusqu'au règlement définitif du conflit, et établissent que ce règlement final doit se fonder sur le principe de l' " échange de la paix contre les Territoires ". Le gouvernement israélien s'inscrivait donc délibérément dans une logique de conflit.
Pour éviter l'engrenage vers la guerre, il était nécessaire d'agir. Les Etats-Unis, qui depuis 1991, monopolisaient le déroulement du processus de paix au Proche-Orient, avaient failli dans leur rôle de médiateur. L'Europe avait donc, en toute légitimité, le devoir d'intervenir politiquement, pour aider à la reprise des négociations et au respect des droits de l'Homme.
Les objectifs 
Un accord d'association Union Européenne-Israël devait alors être adopté par les parlements nationaux. Sans attendre ces ratifications, les ministres européens des Affaires Etrangères signèrent un accord intérimaire, qui permit la mise-en-Suvre préalable de certaines dispositions de l'accord d'association. Nous voulions que l'application de ces accords soit subordonnée au respect par Israël des droits de l'Homme dans les Territoires Occupés ainsi que des accords signés avec les Palestiniens, et à la reprise des négociations pour un règlement définitif du conflit.
Tant qu'Israël s'y refusait, nous demandions :
- aux députés français de geler la ratification de l'Accord d'association entre l'UE et Israël
- au gouvernement français d'intervenir auprès de l'UE pour que soient suspendus l'Accord intérimaire et les projets de coopération scientifique et technologique.
L'action 
Ecrire au Ministre des Affaires Etrangères et à un député.
Commander des documents de campagne et les diffuser.
Les partenaires 
Les associations membres de la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine :
Action Nord-Sud - AITEC (Association internationale de techniciens, experts et chercheurs) - Association médicale franco-palestinienne - CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement) - CEDETIM (Centre d'études et d'initiatives de solidarité internationale) - CEMEA - CIMADE - CRID (Centre de recherche et d'information pour le développement) - Enfants Réfugiés du monde - France Palestine - Handicap international - Terre des Hommes France - VSF (Vétérinaires sans frontières)
Les résultats 
En quelques jours, trente associations de solidarité internationale se sont mobilisées et 30 000 documents ont été diffusés. Au total, ce sont plus de 12 000 personnes qui participèrent à la campagne. Nous avons, quant à nous, obtenu des rendez-vous avec une trentaine de parlementaires ainsi qu'avec des responsables de plusieurs partis politiques.
Cette grande mobilisation fut l'un des moyens de pression de l'UE pour obtenir d'Israël la signature des accords d'Hébron. Celle-ci est loin d'avoir tout résolu, car il ne s'agissait en fait que d'une renégociation d'accords déjà signés auparavant. Ils ont cependant marqué à l'époque un changement positif dans l'attitude de l' Etat hébreu, qui était jusqu'alors opposé au processus de paix.
Par ailleurs, l'examen du projet de loi sur l'Accord d'association fut reporté de décembre 1996 à février 1997. Le projet fut ensuite retiré de l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale, sous la pression de certains députés. Notre campagne a été déterminante pour ces décisions successives.
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