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Obtenir linstauration dun contrôle parlementaire de la politique française au sein des IFI. Nous demandons :
Lallégement de la dette publique des pays les plus pauvres de la planète est à lordre du jour du prochain G7 en juin 1999. On ne peut cependant pas prétendre résoudre durablement la question de lendettement sans remédier aux dysfonctionnements du système économique et financier international dans son ensemble. Au coeur de ce système se trouvent les institutions financières internationales (IFI) : la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Leur influence va croissant, tout particulièrement dans les pays du Sud. Elles y jouent à la fois le rôle de banque et de conseiller, imposant un modèle unique de développement, notamment à travers la mise en place de programmes dajustement structurel (PAS). Conduits à marche forcée, ces programmes ont des conséquences désastreuses pour les populations et lenvironnement : licenciements massifs, augmentation des prix des produits de première nécessité, creusement des inégalités, dégradation des services de santé et déducation, surexploitation des ressources naturelles... Les récentes crises financières (Mexique, Asie, Russie) ont dailleurs mis en lumière la fragilité du modèle prôné par ces institutions qui nont su ni les prévenir, ni les guérir. De plus, les politiques des IFI sont largement dictées par les gouvernements du G7 qui disposent de plus de 40 % des voix au sein des conseils dadministration de ces institutions. Aujourdhui, labsence de tout contrôle démocratique de ces structures suscite une vague de protestation de la part de la société civile, au Nord comme au Sud. Ici même, qui connaît, qui contrôle les décisions prises par la France à la Banque mondiale et au FMI ? Pourtant, notre pays y occupe une place de choix, avec plus de 4,5 % des droits de vote et un directeur général du FMI traditionnellement issu du Trésor français (M. Camdessus depuis 1987). La mise en place dun contrôle parlementaire et citoyen doit permettre daméliorer la transparence des positions adoptées par la France à la Banque et au FMI mais aussi de les soumettre à lavis des représentants élus et de la société civile. Cest une première étape incontournable sur la voie de la réforme des institutions financières internationales, afin que celles-ci oeuvrent en faveur du développement durable et des droits des populations des pays du Sud.
Les institutions financières internationales (IFI) : la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).
Act Up - Afrique verte - Agir ensemble pour les droits de lHomme - Amis de la Terre - ATTAC (Association pour une taxation des transactions financières pour laide aux citoyens) - CEDAL France (Centre détudes du développement en Amérique latine) - Cun du Larzac - Ecoropa - Emmaüs France - Enfants Réfugiés du Monde - ESSOR - Europe 99 - Fédération des AIDE (Agences internationales pour le développement) - Fédération des Cigales - France Libertés - Globenet - Greenpeace - Handicap International - Hélio International - Ligue des droits de lHomme - Ligue de lEnseignement - MAN (Mouvement pour une alternative non violente) - Observatoire de la mondialisation - Réseau Foi et Justice - Robin des bois - Solidariterre - Survie
ASPAL (Association de solidarité avec les peuples dAmérique latine) - CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement) - Cimade - ENDA Tiers Monde Europe - Etudiants et Développement - Fédération Artisans du Monde - Femmes et Changements - Frères des Hommes - Groupe Développement, Ingénieurs Sans Frontières - Max Havelaar - Peuples solidaires - RITIMO (Réseau dInformation Tiers Monde) - Solagral - Terre des Hommes |
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Cette campagne était le premier volet d'un programme à long terme pour la réforme des institutions financières internationales (IFI) mené en partenariat avec l'AITEC (Association internationale de techniciens, experts et chercheurs) et le CRID (Centre de recherche et d'information pour le développement). Ce programme vise à sensibiliser l'opinion publique française aux IFI ; à améliorer la transparence et le contrôle démocratique de la politique française en leur sein ; à réformer le fonctionnement et les politiques de ces institutions elles-mêmes. Cette campagne, première d'une série et soutenue par une quarantaine d'associations, tendait à améliorer la transparence et le contrôle parlementaire de la politique française au sein des IFI.
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