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Et pour la suite, quels risques ?
L'appropriation des ressources végétales de la planète n'est qu'un signe avant coureur de ce qui pourrait bientôt être réservé à l'Homme. Déjà, de plus en plus de brevets sont déposés par des entreprises ou des organismes publics sur des séquences génétiques humaines. La bataille pour la maîtrise de l'information génétique a commencé : aujourd'hui, 9 364 brevets couvrent 126 672 gènes et séquences génétiques.
Top 10
70 % de ce total est détenu par les dix grandes firmes citées ci-dessous :
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Entreprise/organisme
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Nombre de séquences
Total : 126 672
|
% du total
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| Genset (France) |
36 083
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28,5
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| Ribozyme (US) |
15 863
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12.5
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| Genetics Institute (US) |
9 876
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7.8
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| Genzyme (US) |
8 546
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6.7
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| Hyseq (US) |
6 147
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4.9
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| Human Genome Sciences (US) |
3 964
|
3.1
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| US Dept of Health (US) |
2 991
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2.4
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| Affymetrix (US) |
2 079
|
1.6
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| Genentech (US) |
1 955
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1.5
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| Incyte (US) |
1 755
|
1.4
|
| Total |
89 259
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70.4
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Source : Gene Watch, n° 13, janvier 2001
Big brother en Islande
Une société privée, deCode Genetics, va mettre en place et exploiter une base de données rassemblant l'ADN, les renseignements médicaux personnels et les liens généalogiques de la quasi-totalité des Islandais pour effectuer des recherches en génomique. Selon le projet de loi voté au Parlement en décembre 1998, la base de données appartiendra au Service national de santé et le bénéficiaire de la licence (en l'occurrence deCode) obtiendra un droit de commercialisation exclusive pendant 12 ans sur les découvertes issues de ces données. Le projet a soulevé dans le pays de vives inquiétudes éthiques, concernant la protection de la vie privée et de l'anonymat, le principe du consentement éclairé et le droit de contrôle des individus sur leurs séquences génétiques. Pour leur part, biologistes et universitaires craignent qu'une base centralisée et contrôlée par une firme privée restreigne l'accès des chercheurs à ces données, bien qu'ils soient théoriquement libres de les utiliser& aussi longtemps qu'ils ne menacent pas les intérêts commerciaux de deCode. Globalement, c'est la question des biens communs qui est posée ici : dans quelle mesure une société privée peut-elle exploiter à son propre profit une ressource appartenant à tous ?
Source : Biofutur, n° 206, Décembre 2000.
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