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Les dossiers de presse des campagnes

 

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Les mots-clés du conflit


Résolution

- Résolution de l'Assemblée générale de l'ONU :

Lors de la séance plénière annuelle, l'Assemblée générale adopte des résolutions qui sont votées à la majorité des membres présents et votants. Ces résolutions sont de deux types : les décisions et les recommandations. Alors que les décisions ont un caractère obligatoire pour les Etats uniquement dans les domaines décrits par l'article 18 de la Charte (approbation du budget&), les recommandations s'appliquent dans tous les autres domaines, mais ont seulement valeur de& recommandation.

Résolution 181 : adoptée par l'Assemblée générale le 29 novembre 1947, elle recommande le partage de la Palestine en un Etat juif, un Etat arabe et une zone sous " régime international particulier pour Jérusalem et Bethléem. "

- Résolution du Conseil de sécurité:

Le Conseil de sécurité est l'organe restreint des Nations unies chargé de trancher par ses votes et décisions les questions relatives à la paix et à la sécurité internationales. Il le fait au moyen de résolutions prises par un vote affirmatif de neuf membres comprenant, entre autres, les voix de tous les membres permanents (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne et Chine) qui ont donc un droit de veto. Une fois adoptée, la résolution est une norme internationale obligatoire que les Etats doivent respecter.

Résolution 242 : adoptée par le Conseil de sécurité le 22 novembre 1967, elle exige " l'instauration d'une paix(&) qui passe par le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ".

Résolution 1397 : adoptée par le Conseil de sécurité le 12 mars 2002, elle exige " la cessation immédiate de tous les actes de violence " et mentionne la coexistence de " deux Etats - Israël et la Palestine - vivant côte à côte à l'intérieur de frontières reconnues et sûres ".

Depuis 1947, les résolutions du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale des Nations unies ont appelé les parties au conflit à respecter le droit international. Toujours bafouées, elles sont pourtant indispensables à la normalisation des relations entre Israéliens et Palestiniens et réaffirment régulièrement la reconnaissance d'un Etat palestinien.


Frontière


Le territoire étatique délimite, de par ses frontières, le périmètre sur lequel l'appareil étatique a le droit d'exercer de manière exclusive tous ses pouvoirs : la souveraineté territoriale est l'un des attributs fondamentaux de l'Etat. La Charte des Nations unies pose les principes fondamentaux selon lesquels l'Etat a droit à l'intégrité de son territoire et à l'inviolabilité de ses frontières.
Israël est le seul Etat au monde à ne pas avoir de frontières internationalement reconnues depuis sa création en 1948. Si ses frontières avec l'Egypte, la Jordanie et le Liban ont enfin été stabilisées, aucun accord n'a jusqu'à maintenant été conclu avec la Syrie. Cependant, c'est principalement entre Israël et les Territoires palestiniens de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza que les limites ont le plus évolué. La " ligne verte " établie en 1967, qui découle de la ligne d'armistice du premier conflit israélo-arabe de 1949, instaure depuis 1995 la séparation entre Israël et les Territoires palestiniens. Elle fixe ainsi les limites d'un futur Etat palestinien même si elle ne peut aujourd'hui signifier autre chose qu'un attribut de souveraineté, dont l'exercice est rendu impossible par l'occupation et la colonisation israéliennes.


Territoires palestiniens

Avant 1948, les Palestiniens possédaient 87,5% des 26 323 km² qui constituent aujourd'hui l'ensemble géographique Israël-Palestine. Aujourd'hui, les Territoires palestiniens ne représentent plus que 23,4% de la Palestine d'avant 1948, soit 6 170 km². En septembre 1995, suite à l'accord d' Oslo II, les Territoires sont divisés en 3 zones (A, B et C).

Territoires autonomes / Zone A
Dénomination relative à la " Zone A " dans l'accord d'Oslo II, comprenant les villes de Jénine, Naplouse, Ramallah et Bethléem ainsi qu'une partie de Hébron et Gaza. Elle représente 2% des Territoires et 80% de la population. En théorie, la sécurité intérieure et les affaires civiles y sont du ressort de l'Autorité palestinienne, l'armée israélienne conserve son pouvoir d'intervention dans le cadre de patrouilles conjointes. Depuis l'éclatement de l'Intifada Al-Aqsa, les Territoires autonomes ont tous été réoccupés.

Des territoires au statut intermédiaire / Zone B
La " Zone B " se trouve sous autorité palestinienne et sous contrôle militaire israélien. Elle regroupe les gros bourgs et les villages. Devant progressivement revenir sous contrôle total palestinien, ces territoires sont toujours occupés par l'armée israélienne, encerclés par les postes de contrôle, fragmentés par les colonies et les routes de contournement.

Territoires occupés et Colonies de peuplement israéliennes / Zone C
Dénomination relative à la " Zone C ", recouvrant plus de 70% de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza. Ces territoires, occupés essentiellement par des colonies et comptant peu de Palestiniens, restent entièrement sous contrôle israélien. En 2002, plus de 400 000 colons, contre 1 500 en 1972, vivent dans les Territoires occupés de Cisjordanie, Bande de Gaza, Jérusalem-Est et du plateau du Golan. L'association israélienne Peace Now dénombre 146 colonies (contre 45 en 1977) en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, 11 à Jérusalem et 33 sur le plateau du Golan. Un axe routier Nord-Sud et deux axes principaux Est-Ouest ont ainsi été dessinés par le plan de colonisation. Ils fragmentent la Cisjordanie et la Bande de Gaza en plus de 200 îlots non reliés entre eux.

 

 

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