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Pourquoi cette campagne ? 
Après une première campagne en 1989, le collectif " Pa'Dak ! " (8 associations dont Agir ici) se mobilisait de nouveau l'année suivante contre le Paris-Dakar. Face à l'engouement des villes et départements pour sponsoriser des équipages, les associations choisirent de faire pression sur les collectivités territoriales. Il s'agissait de dénoncer le fait que tous les citoyens finançaient à leur insu cette course indécente via les impôts. De nombreuses villes participaient en effet activement au rallye par l'organisation de l'épreuve avant l'arrivée en Afrique ou la sponsorisation d'équipage. Il était donc important de donner un coup de frein à cette nouvelle manne qui venait au secours de la compétition. De nombreux équipages s'apprêtaient à partir avec quelques dizaines ou centaines de milliers de francs pris sur le budget des villes, départements ou régions. A un moment où l'on constatait une envolée des impôts locaux bien supérieure à l'inflation, il était urgent de stopper ce type de dépense inutile et très contestable sur le plan de l'image de marque de la collectivité. Au moment du lancement de la campagne, plus de 250 associations européennes et africaines avaient signé l'appel demandant la fin du Paris-Dakar. En Afrique de plus en plus de personnes, d'associations et de journaux protestaient contre ce rallye lors duquel leur continent était transformé en un vaste terrain d'aventure pour Européens.
Les objectifs 
La campagne demandait d'une part aux maires et conseillers généraux concernés d'annuler la subvention versée au Paris-Dakar par leur collectivité territoriale. D'autre part, il s'agissait d'exiger du Premier ministre, Michel Rocard, qu'il prenne position contre le rallye et qu'il intervienne auprès du gouvernement pour que les pouvoirs publics n'apportent plus de soutien logistique, diplomatique ou moral à cette course.
L'action 
Interpeller les maires et conseillers généraux des collectivités locales soutenant le Paris-Dakar.
Ecrire au Premier ministre, Michel Rocard.
Commander et diffuser les documents de campagne.
Les partenaires 
Les membres du collectif Pa'Dak :
Artisans du Monde - Ebullition - Emmaüs - Ingénieurs sans Frontières - Nature et Progrès - Peuples Solidaires - Terre des Hommes-France
Les résultats 
La campagne fut marquée par la prise de position du secrétaire d'Etat chargé des collectivités territoriales, Philippe Marchand, contre la course. C'était la première fois qu'un ministre osait critiquer le rallye et invitait les collectivités locales à ne pas le financer.
La mobilisation fut importante puisque plus de 10 000 personnes écrivirent au Premier ministre. Mais le Dakar continuait, poussé par les intérêts économiques des grandes firmes automobiles&
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