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Pourquoi cette campagne ? 
Les essais nucléaires sont la clé de voûte d'un système de défense -la dissuasion nucléaire-, fondé sur la menace de représailles aveugles. Par ailleurs, l'arme nucléaire n'est plus seulement considérée comme un moyen de dissuasion : aujourd'hui, elle est également utilisée comme un instrument économique et politique fondamental pour jouer un rôle international prépondérant.
Depuis 1991, quatre des cinq puissances nucléaires officielles, la Russie, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, observaient un moratoire sans avoir abandonné l'idée de reprendre les essais. La Chine, quant à elle, les avait poursuivis.
Par un phénomène de mimétisme, les puissances nucléaires sont ainsi en partie responsables de la prolifération. En effet, en continuant à moderniser leur arsenal nucléaire grâce à des simulations sur ordinateur, elles encouragent chaque pays à se doter de l'arme nucléaire qui est perçue comme moyen suprême de se faire respecter.
Avant que la menace d'un terrorisme nucléaire ne se généralise, il faut que tous les pays s'entendent pour interdire les programmes nucléaires de défense.
Les objectifs 
Le but de cette campagne était de pousser la France à s'engager véritablement, et de manière cohérente, en faveur du désarmement nucléaire.
Pour cela, la France devait :
- signer le CTBT (Comprehensive Test Ban Treaty - traité d'interdiction totale des essais nucléaire) et demander la reconduction illimitée du TNP (traité de non-prolifération) ;
- renoncer à la simulation en laboratoire et accepter un contrôle renforcé des applications du TNP, en particulier celles requises par l'article 6, relatif à la cessation de la course aux armements nucléaires et au désarmement nucléaire.
L'action 
Ecrire au Président de la république et au Premier Ministre, ainsi qu'à l'une des ambassades des quatre autres puissances nucléaires.
Commander des documents de campagne et les diffuser.
Les partenaires 
Stop Essais ! Campagne internationale pour l'arrêt des essais nucléaires
Les résultats 
Au cours de la conférence de révision du TNP, la France n'a pas suivi les propositions de la campagne. Le nouveau TNP, qui reconduisit à l'identique le précédent, ne régla donc pas les problèmes de prolifération. De plus, en décidant de reprendre les essais nucléaires dans le Pacifique, M. Chirac se mit en contradiction totale avec l'esprit de ce traité.
Notons que cette décision marqua l'entrée de la Polynésie dans une nouvelle période de dépendance à l'égard des crédits militaires, sans aucunement favoriser une vraie dynamique de développement.
Pour en savoir plus 
Bibliographie
- "La prolifération nucléaire en 50 questions", Marie-Hélène Labbé, Ed. Jacques Bertoin, 1992 (140 F)
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