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Politique africaine de la France
Quittons les eaux troubles ! Instaurons un contrôle parlementaire !

  Pourquoi cette campagne ?

  Objectifs       Action

  Résultats

  Pour en savoir plus

  Voir la pétition nationale adressée aux candidats aux élections présidentielles en 1995 "Ne perdez pas le Sud !"

 

 
   

 

  Pourquoi cette campagne ?

Après six mois de présidence, la politique africaine de M. Chirac semblait suivre plusieurs voies. Si des évolutions positives étaient perceptibles (notamment la décision d'intégrer le Ministère de la Coopération au Ministère des Affaires Etrangères), certaines options demeuraient inadmissibles.
Le maintien du système franco-africain fondé sur le clientélisme (appui de la France au président ivoirien Konan Bédié en octobre 1995) était l'une d'elles. De plus, une partie de l'aide au développement alimentait encore des systèmes corrompus. Enfin, la présence militaire et policière française restait très forte, et le commerce des armes continuait. Il était inacceptable que la politique africaine de la France, élaborée en dehors de tout contrôle parlementaire réel, persiste dans cette voie.
Cette campagne s'inscrivait dans la continuité de la campagne Ne perdez pas le Sud ! (lancée début 1995) qui permit d'interpeller les candidats à l'élection présidentielle, et se voulait complémentaire au dialogue engagé alors entre OSI et pouvoirs publics sur la gestion de l'aide.

 

  Les objectifs

L'objectif de cette campagne était d'amener le Président de la République à infléchir la politique africaine de la France. Il lui était demandé de s'engager à :
- respecter l'indépendance des pays et ne plus soutenir les régimes autoritaires ;
- améliorer la qualité de l'aide ;
- favoriser l'instauration d'un débat démocratique parlementaire sur ce sujet.
Par ailleurs, le contrôle parlementaire de la politique africaine de la France devait, à nos yeux, être effectif. Dans ce but, nous avions demandé la création d'une délégation parlementaire ayant pour mission de :
- vérifier l'utilité de l'aide accordée aux pays africains ;
- surveiller les objectifs et les méthodes de la présence militaire et policière en Afrique ;
- contrôler la politique de vente d'armes ;
- publier un rapport public annuel.

  L'action

Ecrire au Président de la République et à un député.
Commander des documents de campagne et les diffuser.

  Les résultats


Les débuts de la campagne ont été peu encourageants, puisque au sommet de la Francophonie de Cotonou, en décembre 1995, Jacques Chirac déclarait que, sous son mandat, le Ministère de la Coopération resterait indépendant du Ministère des Affaires Etrangères.
Trois mois après le lancement de la campagne, nous avons reçu au total 250 réponses de députés, pour la plupart des lettres type décevantes, rédigées par leur groupe politique. Ces lettres montrèrent le long chemin à parcourir pour parvenir à instaurer transparence et démocratie dans l'élaboration de la politique africaine de la France&
Enfin, seulement 4 sénateurs sur 322 daignèrent répondre à notre courrier.

  Pour en savoir plus

Bibliographie

- "L'état du monde", La Découverte, 1996
- "Complicité de génocide", F.X. Verschave, La Découverte, 1994
- Rapport 1995, Observatoire Permanent de la Coopération française, Desclée de Brouwer, 1995
- Rapport 1995, Amnesty International, 1995
- Rapport 1995, Observatoire des transferts d'armements, CDRPC, 1995
- "Ces messieurs Afrique", S. Smith et A. Glaser, Calmann Lévy, 1992
- "Les secrets de l'espionnage français", Pascal Krop, Lattès, 1994

 

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