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Les dossiers de presse des campagnes

 

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Menace sur les services de base


L'Equateur sous tension

Un an tout juste après le soulèvement qui avait coûté son poste au président de l'Equateur Jamil Mahuad, une nouvelle vague de protestations a déferlé sur le pays en mars 2001.
Le Président Gustavo Noboa s'emploie avec un certain zèle, à mettre en Suvre un traitement de choc qui ne fait qu'exacerber les mécontentements. Pressé par les IFI de lancer la grande purge des finances publiques, étranglé par un service de la dette qui capte la moitié du revenu national, l'Equateur cherche à satisfaire aux exigences des bailleurs dont il dépend financièrement.
Parmi les mesures requises pour accéder aux prêts du FMI : l'augmentation du prix de l'énergie domestique de 40 %
. Ces mesures frappent surtout, comme à l'accoutumée, les franges les plus pauvres de la population. Elles font des dégâts moins spectaculaires mais au final plus profonds que les 3 morts et quelque 80 blessés provoqués par les échauffourées.
Devant la mobilisation le gouvernement a dû revenir sur certaines mesures et notamment geler les prix de l'énergie domestique pour un an& Le FMI a donc trouvé un autre moyen de dégager des ressources : l'augmentation de la TVA de 3 points, mesure pour le moins discutable qui fait l'objet de vives controverses, notamment au Parlement.

Sources : 50 Years Is Enough, www.50years.org ; SAPRIN, www.sarpin.org

 

Afrique du Sud : eau privée, privés d'eau ?

Alors que l'Afrique du Sud accueillera en 2002 le Sommet mondial sur le développement durable, Rio +10, les programmes mis en place sous l'influence des institutions financières internationales semblent bien loin de cette logique de développement.
Dans la région du Kwazulu-Natal, à Mpendele, le système de distribution d'eau a été réformé avec l'introduction de paiement de droits d'usager, entendez que l'accès à l'eau est devenu payant pour tous les usagers. Conséquence, le choléra a refait son apparition. On compte 80.000 personnes infectées et 180 morts. Et l'épidémie ne cesse de croître en raison du manque d'accès à l'eau propre et à l'assainissement.
A Johannesburg, Suez est devenu officiellement le nouvel opérateur de distribution d'eau de la municipalité en avril 2001. Si la multinationale française a prévu d'améliorer la qualité de ces services, rien n'est envisagé pour garantir l'accès à l'eau des populations pauvres. Cela a de quoi inquiéter la population sud africaine, qui prévoit de descendre dans les rues de Johannesburg afin de demander le retrait de la compagnie et de rappeler au gouvernement ses promesses d'accès gratuit aux services de base pour les pauvres.

Source : 50 Years Is Enough, www.50years.org

 

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