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Petit guide lexical
Services de base :
Définition donnée par le Comité d'Aide au Développement de l'OCDE :
Le consensus d'Oslo définit les services sociaux de base comme l'éducation de base, les soins et les services de santé de base, les programmes en matière de nutrition, d'eau et d'assainissement ainsi que les capacités institutionnelles à fournir ces services.
L'éducation de base comprend l'enseignement primaire, l'éducation pour une meilleure qualité de vie pour les jeunes et les adultes, l'éducation de la petite enfance.
La santé de base comprend les soins et les services de santé de base, l'infrastructure pour la santé de base, la nutrition de base, la lutte contre les maladies infectieuses, l'éducation sanitaire et la formation du personnel de santé.
L'aide à la distribution de l'eau et à l'assainissement est définie comme faisant partie des services sociaux de base dans la mesure où elle est destinée aux plus démunis.
A cette définition, nous avons ajouté l'énergie domestique dans la mesure où elle répond à des besoins fondamentaux (chauffage, cuisine&). Pour participer à un véritable développement durable, cette énergie doit être renouvelable et décentralisée.
Conditionnalité :
La conditionnalité est le lien qui existe entre les IFI et les pays recevant leurs financements. Il s'agit en fait de conditions tant économiques que politiques imposées par les IFI en échange de leurs financements.
Le principe de conditionnalité existe depuis les années 50 et est intégré dans les statuts du FMI depuis 1969. Son utilisation par les institutions financières internationales est cependant devenue à la fois plus courante et plus contraignante depuis les années 80. Au début, il s'agissait surtout de conditionnalités économiques et financières, qui permettaient d'orienter les politiques des Etats emprunteurs vers davantage de libéralisme. Aujourd'hui, on parle de plus en plus de conditionnalité politique. Au-delà des critères économiques et financiers, les IFI s'intéressent au bon fonctionnement institutionnel des pays emprunteurs, elles parlent alors de "bonne gouvernance". Ces conditionnalités politiques et économiques constituent un véritable instrument d'ingérence et sont de plus en plus controversées.
Recouvrement des coûts :
Il s'agit de mettre en place des mécanismes afin de dégager des ressources permettant de couvrir les coûts engagés pour les services (équilibrer les dépenses et les recettes sur chaque service). La plupart du temps, les usagers doivent payer pour accéder à ces services.
Par euphémisme, les institutions financières internationales emploient aussi le terme de "partage des coûts", une bien curieuse conception du partage.
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