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Rio+10 : état des lieux
Le développement durable : définitions
Il se définit habituellement comme "un développement répondant aux besoins présents d'une humanité solidaire, mais qui laisse aux générations futures la possibilité de survivre et de prospérer" (Commission Brundtland).
Cette définition est aujourd'hui remise en cause et des propositions ont été avancées dans les forums civils des grandes conférences multilatérales (Rio, Pékin, Le Caire, Durban&). Elles ont convergé à partir de Seattle et donne au développement durable un sens qui tient compte de la critique du modèle dominant. Le développement durable doit être économiquement efficace, écologiquement soutenable, socialement équitable, démocratiquement fondé, géopolitiquement acceptable, culturellement diversifié.
Rio +10
Le Sommet de Rio en 1992 a marqué une prise de conscience planétaire des risques pesant sur l'environnement et l'avenir de la civilisation humaine, en raison d'un mode de développement inéquitable et gaspilleur. La nécessité d'un développement durable, qui préserve les ressources de la planète et les générations futures avait été affirmée. Pourtant, les conventions signées à Rio (climat, biodiversité, désertification) et les conférences mondiales initiées depuis (développement social, population, Habitat II, etc.) n'ont que trop peu été traduites dans les faits.
Les Nations unies organisent du 2 au 11 septembre 2002 à Johannesburg (Afrique du Sud) le Sommet mondial du développement durable. Dans le monde entier, les acteurs du développement et de l'environnement se préparent pour formuler des propositions concrètes.
Banque et multinationales : séduire à tout prix
Dans la perspective de la conférence sur le développement durable, la Banque mondiale affine sa communication et fait de l'environnement son objectif prioritaire. Ainsi, est-elle en train de revoir sa politique en matière de financement des projets d'industries extractives. Processus qui est d'ores et déjà largement critiqué par de nombreux acteurs de la société civile. Par ailleurs, la Banque communique énormément sur ses actions en faveur de l'environnement via son site web. Force est pourtant de constater qu'elle consacre 25 fois plus de ces financements dans le secteur des énergies fossiles que dans celui des énergies renouvelables& Enfin, à l'occasion de Johannesburg, elle s'apprête à sortir en grande pompe son rapport sur le développement dans le monde 2002 - 2003 principalement axé sur le thème& du développement durable !
Les multinationales se mettent aussi en ordre de bataille en vue de Jo'Burg 2002. Leur objectif est d'apparaître comme des entreprises responsables, à la pointe du combat pour le développement durable. Cette opération de relations publiques dispose de moyens importants, offerts par des sponsors dont on connaît les états de service en matière de responsabilité sociale et environnementale. Ainsi le "Conseil mondial des affaires pour le développement durable" regroupe 150 entreprises, au rang desquelles : BP, feu Enron, Monsanto, Newmont, Royal Dutch/ Shell, Texaco&
Source : www.wbcsd.org
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