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L'Intifada Al-Aqsa Soulèvement populaire portant le nom de la mosquée Al-Aqsa
située sur l'Espalanade des Mosquées à Jérusalem-Est
La seconde Intifada est née d'une revendication simple, à laquelle neuf ans de négociations, des accords d'Oslo à la rencontre de Taba, n'ont pas répondu. L'Intifada Al-Aqsa a montré que l'occupation est le principal obstacle à la paix et à la sécurité.
La reprise de l'Intifada
Depuis le 28 septembre 2000, l'armée israélienne a mené une logique de la terreur, multipliant les attaques de front, les assassinats de cadres de l'Autorité palestinienne, renforçant l'isolement et l'étouffement de chaque village, de chaque ville palestinienne. Le général Sharon est, de fait, le principal artisan du climat de violence aujourd'hui dénoncé. N'a-t-il pas déclaré le 5 avril dernier que les Accords d'Oslo étaient " la plus grande catastrophe qui soit jamais arrivée à Israël " ?
L'occupation, la colonisation et les humiliations génèrent une logique de résistance civile et armée dans les Territoires occupés palestiniens ainsi que des attentats-suicides contre des civils israéliens condamnés par l'opinion internationale. Malgré les résolutions des Nations Unies affirmant la nécessité d'un État palestinien pour avancer vers une coexistence pacifique (octobre 2001), le gouvernement Sharon s'obstine à poursuivre sa logique coloniale et représsive à l'égard du peuple palestinien.
Au-delà de la violence quotidienne et des images qui nous en sont renvoyées, les conséquences de cette situation sur la population palestinienne aux plans économique, éducatif et sanitaire pèsent sur le long terme.
L'impact des bouclages sur une économie déjà fragile
Du 1er octobre 2000 au 31 janvier 2001, la frontière israélo-palestinienne par laquelle transitent les flux de main-d'Suvre et de biens commerciaux a été fermée 75,6% du temps (93 jours). Les restrictions apportées aux déplacements internes dans les Territoires ont été maintenues en place durant 100% du temps en Cisjordanie et 89% du temps dans la Bande de Gaza. Les passages pour la Jordanie (depuis la Cisjordanie) et l'Égypte (depuis la Bande de Gaza) ont été fermés pour, respectivement, 29% et 50% de la période considérée.
Selon un rapport de la Banque mondiale, au cours des 15 premiers mois de l'Intifada, ces restrictions ont entraîné la perte d'au moins 2,4 milliards de dollars en termes de revenu intérieur brut. Les dégâts infligés aux bâtiments publics, aux infrastructures privées et terres agricoles sont estimés à 503 millions de dollars. Autre conséquence, au 1er avril 2002, 64% des Palestiniens vivent en dessous du seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec moins de 2 dollars par jour, les pertes économiques sont estimées à 11 millions de dollars par jour. Pour la seule année 2001, l'Autorité palestinienne cumule une perte estimée à 1,7 milliard de dollars.
Sources : Avi Shleim, " Sharon's dangerous design ", International Herald Tribune, 5 avril 2002 ; Bilan de l'ONG Al Miftah, du 30 septembre 2000 au 5 avril 2002 ; " 15 mois d'Intifada, de blocus et de crise économique en Palestine : une évaluation ", Rapport de la Banque mondiale, 18 mars 2002.
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