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Les conséquences de l'occupation sur la santé et l'éducation
Sur la santé&
Les Territoires palestiniens connaissent de nombreuses difficultés sanitaires, directement ou indirectement liées aux attaques israéliennes et aux sanctions collectives. En effet, les bouclages empêchent les Palestiniens d'accéder aux services de santé. 70% de la population peut être coupée des soins hospitaliers durant des semaines, voire des mois. Parfois, les médecins, les équipes médicales mais aussi les ambulances ne peuvent franchir certains postes de contrôle militaire israéliens, même en présentant des preuves de leur fonction médicale. Les soldats israéliens pratiquent également un blocus sur des produits et matières premières destinés aux sociétés pharmaceutiques et nécessaires à la production de médicaments.
N'ayant pu être transportées dans des cas d'urgence ou pour des traitements de maladies chroniques, de nombreuses personnes sont décédées en dehors de toute zone de confrontation. Par ailleurs, il existe de nombreux cas de femmes qui ont accouché aux postes de contrôle ou fait des fausses couches. Peu d'informations sont disponibles concernant les traumatismes psychologiques auxquels les gens, et surtout les enfants, font face. Mais cette situation renferme sans doute les effets les plus dévastateurs à long terme sur les chances de construire la paix.
" Savez-vous ce que cela signifie pour un enfant de voir un soldat israélien cracher et taper sur son père ? Personne ne sait ce qui est arrivé à nos enfants. Nous ne le savons pas nous-mêmes mais nous constatons qu'ils ont perdu le respect de leurs pères. Alors, nos enfants, les enfants des Pierres tels qu'ils sont devenus connus, ont essayé l'intifada - le soulèvement."
Dr. Eyad Sarraj, fondateur et Directeur du Gaza Community Mental Health Programme (GCMHP). |
&mais aussi sur l'éducation
Les conséquences de l'occupation sur l'éducation des enfants sont nombreuses. Mis à mal dès la première Intifada, le système de l'enseignement est à nouveau un des secteurs les plus touchés par les événements : les bouclages ont entraîné la fermeture de quarante et une écoles, deux cent soixante-quinze ont été empêchées de fonctionner à un moment ou à un autre et beaucoup ont été détruites ou endommagées par les bombardements et les tirs israéliens, certaines ayant même été transformées en postes militaires israéliens. Pour nombre d'élèves, se rendre à l'école suppose le franchissement d'un poste de contrôle israélien : non seulement la ponctualité et la présence irrégulières qui en découlent posent de réels problèmes d'organisation pratique, mais le trajet quotidien rend aussi les enfants dangereusement vulnérables.
"La situation est dure, très dure. Nous voulons garder les écoles ouvertes à tout prix parce que la rue, c'est le risque de mort permanent pour les enfants à cause de l'armée et des colons qui entrent sans arrêt dans le village. Nous discutons, nous essayons de les aider à évacuer leurs angoisses... Certaines familles n'ont plus rien. Des enfants viennent à l'école et en repartent le ventre vide. Au début, les enseignants ont tapé dans leurs réserves personnelles pour aider les plus démunis. Mais maintenant c'est fini. Les stocks sont épuisés..."
Badriyah, directrice de l'école primaire de filles du village de Deir Istiya |
Sources : Palestina & Israel, www.alternative-info.nu, www.solidarite-palestine.org
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