ContactsAccueil
  Agir ici
   > Présentation
   > Partenaires
   > Publications
   > Rapport annuel
  Actualités
   > Grands rendez-vous
   > En région
  Campagnes
   > Campagnes en cours
   > Autres campagnes
   > Pour une réforme des
   Institutions financières
   internationales (IFI)
  Press Room
   > Dossiers de presse
   > Communiqués
  Relais locaux
   > Etre relais local
   > Ca bouge en région
   > Coordonnées
 
Logo Agir ici
Participer         Commander         Recevoir des infos         Carte du site      

 

Page précédente     Toutes les campagnes

 

 
    Signez la pétition aux côtés de Lilian Thuram  
   

 Armes légères... la balle est
 dans notre
 camp !

  Pourquoi cette campagne ?

  Action          Objectifs

  Partenaires    Résultats

  Pour en savoir plus

  Voir les autres campagnes "Pour un contrôle parlementaire des ventes d'armes" et "Exportations de matériel militaires..."

  Visionnez le clip !
     haut-débit    bas-débit

   

Pourquoi cette campagne ?  Haut de page

Légères, maniables, bon marché, d'une longue durée de vie, les armes légères contribuent à bafouer les droits humains, entretiennent la criminalité, entravent le développement de nombreuses sociétés et engendrent des catastrophes humanitaires.

Elles sont l'instrument privilégié de la plupart des conflits armés actuels, dont les victimes sont souvent des civils. Le Comité international de la Croix-Rouge avance que plus de 50 % des victimes des guerres actuelles sont des victimes civiles tuées ou blessées par des armes légères. Les caractéristiques de ces armes - il en circulerait plus de 500 millions dans le monde - les rendent utilisables facilement même par des enfants, et facilitent leur vente illicite et leur trafic.

Plus de 300 conflits se sont déclarés depuis 1945. Ils ont causé la mort de plus de 30 millions de personnes, qui vivaient pour la plupart dans les pays du Sud. Les armes légères ne sont pas la cause directe de ces conflits ; mais elles les aggravent, retardent leur résolution et rendent difficile la mise en Suvre des accords de paix.

Les motifs des conflits sont variés : rivalité pour l'accès aux ressources naturelles, urbanisation rapide, surpeuplement, pauvreté, chômage sont autant de facteurs qui créent des tensions souvent à l'origine des guerres. D'autres causes sont aussi citées : lien entre insécurité et extrémisme politique, népotisme, corruption, lutte pour le contrôle des ressources de la nation. C'est donc principalement le mal-développement qui favorise une demande excessive d'armes. Des ressources sont affectées à l'armée au lieu d'autres secteurs, notamment santé et éducation. Or, aujourd'hui, malgré les conséquences de la prolifération de ces armes sur les populations civiles, il n'existe aucune transparence ni aucun contrôle de leurs transferts.

Des instruments internationaux ont certes été créés : Registre des armes conventionnelles des Nations unies, Code de conduite de l'Union européenne. Mais jusqu'à présent ils ne concernent que les armes lourdes, et les armes légères en sont largement exclues. De même des expériences régionales de désarmement sont en cours, notamment en Afrique de l'Ouest. Mais elles ne peuvent être réellement efficaces que si le flux d'armes n'est plus alimenté. En France, l'exportation de la plupart des armes légères est soumise à autorisation. Cependant, malgré quelques avancées, la France ne met toujours pas en Suvre une politique conforme à ses déclarations et engagements internationaux. L'analyse des transferts au Rwanda, la question des surplus d'armes dégagés par la réduction du nombre de soldats des armées françaises, le manque de transparence des pouvoirs publics français et l'absence de contrôle parlementaire sur ce sujet en sont des exemples concrets. Or des moyens existent pour enrayer au maximum la présence, les transferts et l'emploi des armes légères. C'est ce que nous demandons aujourd'hui.

Par transferts, nous entendons aussi bien les exportations que les cessions.

 

L'action  Haut de page


Pour limiter la prolifération et l'usage incontrôlé des armes légères : Signez et faites signer les cartes postales par des amis puis envoyez-les au Premier ministre, au ministre des Affaires étrangères et au ministre de la Défense.
Retournez le coupon-réponse à Agir ici afin que nous puissions disposer du nombre de participants lors des rencontres avec les décideurs et vous tenir informé(e)s des résultats de la campagne.
Commandez des documents de campagne et diffusez-les autour de vous : amis, collègues, associations, medias de votre département, etc.

Ecrivez dès aujourd'hui et avant le 31 décembre 1999.

 

Les partenaires  Haut de page

Amnesty International - section française

ACAT
Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture
Justice et Paix
Justice et Paix France
Ligue des Droits de l'Homme
Ligue des Droits de l'Homme
MAN
Mouvement pour une Alternative non-violente
Médecins du Monde
Médecins du Monde
Observatoire des transferts d'armements
Observatoire des transferts d'armements

 

Avec le soutien de :

ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture) - Justice et Paix France - Ligue des Droits de l'Homme - MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente) - Médecins du Monde
Observatoire des transferts d'armements - Pax Christi France - Action contre la faim - Afrique verte - Appel des cent pour la paix - AITEC (Association internationale de techniciens, experts et chercheurs) - Association Groupe Accueil Solidarité - CEDETIM (Centre d'études et d'initiatives de solidarité internationale) - Citoyens, défense et paix - CADR (Collectif des Associations de développement de la région Rhône-Alpes) - CANVA (Coordination de l'action non violente de l'Arche) - Cun du Larzac - Globenet - Handicap international - LIFPL (Ligue internationale de femmes pour la paix et la liberté) - MIR (Mouvement international de la réconciliation) - MOC (Mouvement de l'objection de conscience) - Mouvement de la paix - MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) - RENAPAS (Rencontre nationale avec le peuple d'Afrique du Sud) - Réseau Foi et Justice - Afrique-Europe - RITIMO (Réseau d'information tiers-monde) - Survie - Terre des hommes - France

 

 Les objectifs  Haut de page

Limiter la prolifération et l'usage incontrôlé des armes légères. Concrètement, nous demandons que la France :

  • renonce officiellement à transférer des armes légères dans les pays ou régions dans lesquels un processus de désarmement ou un moratoire sont en cours ;
  • demande que les instruments de contrôle et d'information existants (Code de conduite de l'Union européenne sur les exportations d'armes, registre des armes conventionnelles de l'ONU) incluent les armes légères et soient améliorés ;
  • soutienne la mise en place du Code de conduite international relatif aux transferts d'armes présenté à l'ONU par les prix Nobel de la Paix ;
  • rende public un rapport annuel sur ses transferts d'armements incluant les armes légères.

 

Les résultats  Haut de page

Lancée en septembre, cette campagne visait à limiter la prolifération et l'usage incontrôlé des armes légères. Coordonnée par Agir ici et la section française d'Amnesty International, en partenariat avec l'ACAT (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture), Justice et Paix-France, la Ligue des droits de l'Homme, le MAN (Mouvement pour une alternative non-violente), Médecins du Monde, l'Observatoire des transferts d'armements et Pax Christi-France, la campagne a été soutenue par 24 associations.

Une forte mobilisation citoyenne
Pour un sujet complexe, la participation a été très satisfaisante : plus de 23 000 personnes. Des collectifs locaux, autour d'Agir ici et d'Amnesty International, ont été très actifs et ont organisé plusieurs rencontres sur la question des armes légères.

Un bon impact médiatique
Bien qu'aucune actualité n'ait été directement liée à ce thème, la presse a bien relayé la campagne. La presse écrite régionale (dont Ouest France, La République du Centre...), la presse nationale (le Canard enchaîné, le Parisien, l'Humanité Hebdo, Charlie Hebdo, Témoignage chrétien...) et de très nombreux journaux associatifs l'ont évoquée. Du côté de la radio, France Inter, RFI et des radios locales en ont également parlé. Plus récemment, le soutien de Laurent Blanc, champion du monde de football, a relancé l'intérêt médiatique.

Vers plus de transparence ?
Sans conteste, la forte participation à la campagne fait mouche auprès des décideurs. Nous avons obtenu plusieurs rendez-vous avec des membres du cabinet du Premier ministre, des Affaires étrangères et de la Défense. Par ailleurs, un groupe de travail interministériel rassemble des représentants du ministère des Affaires étrangères, du ministère de la Défense et des ONG dont Agir ici. Il s'est réuni en octobre et une nouvelle rencontre est prévue dans les semaines à venir. Il permet que société civile et pouvoir exécutif échangent sur la question des armes légères et de petit calibre. De plus, le gouvernement a annoncé qu'il publierait un rapport annuel sur les exportations françaises d'armements. Attendu en fin d'année 1999, le rapport 98 n'est cependant toujours pas sorti. Diffusé au Parlement, ce rapport sera également rendu public. Dans un même élan, le gouvernement a promis que le rapport 99 serait publié d'ici juin 2000.

Un contrôle renforcé
Désormais, au ministère de la Défense, les dossiers présentés à la CIEEMG (Commission interministérielle pour l'étude et l'exportation des matériels de guerre) seront instruits par la Direction des affaires stratégiques (DAS) au lieu de la Délégation générale de l'armement (DGA). Cette évolution signifie que le contrôle n'est plus exclusivement aux mains des commerçants d'armes, ce qui marque un pas vers plus de transparence et de démocratie. Par ailleurs, un arrêté du 20 décembre dernier étend l'obligation d'autorisations aux transferts d'armes. Cela implique en particulier que les transferts réalisés dans le cadre de la coopération (qui ne sont pas considérés comme des exportations commerciales) seront désormais soumis à autorisation. Sans doute l'information que nous avons développée autour des armes que la France a fournies au Rwanda de 1990 à 1994 n'est-elle pas étrangère à cette décision...

Le gouvernement s'engage
Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères, nous a réaffirmé le "strict respect" par la France "des critères énoncés dans le Code de conduite européen...". Outre sa participation "... à l'élaboration d'un protocole relatif à la lutte contre la fabrication et le trafic illicites des armes à feu, de leurs pièces et éléments et de leurs munitions, additionnel à la future convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée...", la France "... accordera une attention particulière au thème de la transparence qui devrait être évoqué au cours de la conférence internationale sur le commerce illicite des armes légères et de petit calibre, sous tous ses aspects, qui devrait se tenir en juin-juillet 2001, sous l'égide des Nations unies". Notons au passage que nul ne mentionne le fait qu'avant d'alimenter les trafics illicites, les armes de petit calibre sont le plus souvent l'objet d'exportations ou de transferts légaux. Par ailleurs, le ministère des Affaires étrangères nous a indiqué que "le code de conduite international relatif aux transferts d'armements, élaboré à l'initiative du président Arias par une commission composée de lauréats du prix Nobel de la paix, représente sans conteste une voie à explorer en ce domaine".

Du côté des parlementaires
Dans le cadre de cette campagne, nous avons écrit à tous les députés. Plusieurs d'entre eux se sont adressés directement au ministre des Affaires étrangères et cinq ont posé des questions écrites au gouvernement (M.H. Aubert, A. Fabre-Pujol, A. Gérin, J. Lang, J.C. Perez). Nous attendons par ailleurs impatiemment le rapport de la mission parlementaire d'information sur les exportations françaises d'armements, annoncé pour fin février. D'après P. Quilès, président de la commission Défense, l'un des groupes de travail mis en place par cette commission "... traite du contrôle des exportations d'armes et de la nécessité d'établir un meilleur contrôle parlementaire des transferts d'armements, afin d'améliorer la transparence des procédures dans ce domaine". Ce rapport portera sur l'ensemble des matériels soumis au contrôle (et pas seulement sur les armes légères). Nous avons été auditionnés par cette mission et nous espérons que nos demandes seront prises en compte dans ce rapport.

L'action multilatérale de la France
La France a annoncé son intention de travailler à l'élaboration d'une convention internationale sur le marquage des petites armes. Le projet, en phase d'écriture, sera proposé aux partenaires européens avant d'être lancé sur la scène internationale. Cette proposition est intéressante, mais les délais (il est rare qu'une telle convention soit signée en moins de cinq ans) et les difficultés techniques (constitution d'une base de données internationale, marquage universel et indélébile, problème des pièces détachées) ne permettront pas de réduire à court terme la prolifération des petites armes. D'ici là, nous devons nous employer à mieux contrôler les exportations actuelles.

Au niveau de l'Union européenne (UE), la pression de la société civile a obligé les Etats membres à rendre public, en octobre, le premier rapport sur l'application du Code de conduite européen. Publication indispensable et accueillie avec satisfaction par les ONG internationales, mais rapport décevant dans son contenu. On y apprend ainsi que la France a donné 7 222 autorisations d'exportation en 1998 et en a refusé ... 50. Mais on ne connaît ni le détail de ces autorisations, ni le pourquoi des refus.

Du côté de l'ONU (Organisation des Nations unies), une conférence internationale sur les armes légères est prévue en juin-juillet 2001 en Suisse. La France s'engage dans la préparation de cet événement, qui devrait aboutir à un plan d'action international. En revanche, les propositions des ONG pour la mise en place d'un Code de conduite international sont au point mort. Il en est de même pour l'extension du registre international de l'ONU aux armes légères. La France soutient plutôt la constitution de registres régionaux, comme cela est en cours en Afrique de l'Ouest. Pourtant, c'est bien au niveau international et de façon contraignante que doivent s'établir les limitations et les contrôles si l'on veut que les Etats respectent toutes leurs obligations en matière d'exportations d'armes.

Enfin, la France soutient plusieurs programmes de lutte contre la prolifération des armes légères. Outre un soutien financier bilatéral en Afrique de l'Ouest et plus particulièrement en Côte-d'Ivoire, elle contribue aux programmes de collecte et de destruction d'armes légères au sein de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe). Elle participe également à des programmes de l'UE en Albanie, au Cambodge, en Afrique de l'Ouest et en Afrique du Sud.

Perspectives
Au deuxième semestre 2000, la France assurera la présidence de l'Union européenne. Le renforcement du Réseau international d'action sur les armes légères, qui regroupe plus de 200 ONG, revêt ici toute son importance. Les associations devront également prendre toute leur place dans la Conférence de 2001 sur les armes légères. En France, la mobilisation citoyenne doit permettre de transformer l'essai de la transparence et de ne pas botter en touche à la première occasion. La balle est toujours dans notre camp !

 

Pour en savoir plus...  Haut de page

  • Armes légères : de la production à l'exportation, le poids de la France, Observatoire des transferts d'armements, 1999, 50 F, Tél : 04 78 36 93 03. Cette étude a été réalisée spécialement dans le cadre de cette campagne d'opinion publique.
  • Armes légères, clés pour une meilleure compréhension, 24 pages, GRIP, 25 F,
    Tél : 00 32 2 241 84 20.
  • La disponibilité des armes et la situation des civils dans les conflits armés, 96 pages, CICR,
    Tél. : 00 41 22 734 60 01.
  • Les ventes d'armes de la France, Rapport 1998 de l'Observatoire des transferts d'armements, 224 pages, 90 F, Tél. : 04 78 36 93 03.
  • Les exportations d'armements - A quel prix ?, J. P. Hébert, La documentation française, Paris, 1998, 132 pages, 80 F.
  • Non aux enfants soldats, 30 pages, Coalition pour mettre fin à l'utilisation d'enfants-soldats, Amnesty international, Tél. : 01 53 38 65 65.
  • Bulletin Congo-Kinshasa, échos de la campagne du réseau France-Congo, COSI,
    Tél. : 04 72 41 03 86.
  • Enquête sur la tragédie rwandaise (1990-1994), Rapport n° 1271 de la mission d'information parlementaire sur le Rwanda, 150 F, DIAN, Tél. : 01 40 63 61 21.

Sites web :

  • IANSA (International Action Network on Small Arms - Réseau d'action international sur les armes légères) : http://www.iansa.org/
  • Observatoire des transferts d'armements : http://www.obsarm.org/
  • GRIP (Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité) : http://www.grip.org/
  • ONU : http://www.un.org/

 

 

 Début de page