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Paris, le 2 avril 2001
Sous les brevets, le pillage !
Depuis les années 80, il est devenu possible de déposer des brevets sur des organismes vivants : sur des micro-organismes, des plantes, des animaux et même des séquences génétiques humaines ! Par le système des brevets, quelques firmes sont ainsi en train de s'approprier les ressources génétiques de la planète.
Considérées comme l'or vert du XXIe siècle, les plantes font l'objet d'une convoitise sans précédent de la part des firmes multinationales. Chaque année, des entreprises ou des universités du Nord mènent des prospections dans les pays du Sud pour repérer les végétaux et les micro-organismes les plus intéressants, les breveter puis les commercialiser. Les populations locales sont ainsi exclues de l'accès à la ressource. En agriculture, l'introduction de semences et de plants brevetés modifie de manière radicale et profonde les pratiques agricoles. Les paysans, obligés de se réapprovisionner chaque année auprès des firmes productrices de semences, se voient enfermés dans une logique de dépendance.
Les procès récemment intentés au Brésil et à l'Afrique du Sud pour leur politique d'accès à des médicaments génériques, copies de médicaments brevetés, contre le sida, sont évocateurs de la mainmise des multinationales sur un ensemble de ressources nécessaires au bien commun de l'humanité. En quête d'un monopole planétaire absolu, elles s'acharnent à faire passer le droit des brevets avant le droit à la vie.
Les textes internationaux et nationaux légalisant le brevetage du vivant se sont multipliés. Ils offrent désormais la possibilité pour les multinationales de privatiser les ressources et de neutraliser la concurrence à l'échelle de la planète.
Face à cette véritable prise en otage de la nature, Agir ici, en partenariat avec la Confédération Paysanne, Greenpeace, Solagral et avec le soutien d'une quarantaine d'organisations, a décidé de se mobiliser dans le cadre d'une vaste campagne d'opinion publique intitulée :
"Planète privatisée, défense d'entrer !"
Les citoyens sont invités à interpeller par le biais de cartes postales, le Commissaire européen chargé du commerce, le Premier ministre et les députés français pour interdire les brevets sur les organismes vivants.
Contact presse : , tél. 01 56 98 24 46 (ligne directe)
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