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Communiqué de presse
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Paris, le 7 mai 2001
Services de base :
De l'eau dans le gaz !
Depuis une vingtaine d'années, les pays du Sud doivent se plier aux conditions des Institutions financières internationales (IFI) pour obtenir des financements de leur part comme d'autres bailleurs de fonds. Ce pouvoir de pression démesuré permet ainsi aux IFI d'imposer nombre de mesures dites d'ajustement structurel : coupes sombres dans les dépenses publiques, dérégulation, libéralisation des échanges et abaissement des barrières douanières, privatisation systématique des entreprises contrôlées par l'Etat&
Les services de base tels que la santé, l'éducation, l'eau, l'énergie domestique, pourtant essentiels dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités, n'échappent pas à ces mesures. Il faut désormais "passer à la caisse" pour accéder aux services de santé et d'éducation ; la privatisation des secteurs clés de l'eau et de l'énergie entraîne une augmentation drastique des prix. Pour les populations les plus pauvres, les services de base deviennent rapidement des services de luxe !
Ces politiques vont clairement à l'encontre de la lutte contre la pauvreté, dont les IFI affirment avoir fait une priorité, et sont en totale contradiction avec les objectifs de développement social adoptés par la communauté internationale. Les bénéfices en reviennent aux multinationales bien plus qu'aux populations !
Face à ce véritable chantage à l'égard des populations du Sud, Agir ici, l'AITEC et le CRID avec le soutien d'une trentaine d'organisations réaffirment avec force que l'accès aux services de base est un élément fondamental du développement durable et que l'égalité d'accès à ces services est essentielle, car partie intégrante des droits humains fondamentaux. Ils appellent ainsi les citoyens à se mobiliser dans le cadre d'une vaste campagne d'opinion publique intitulée :
"Services liquidés : droits bafoués !"
Il sera demandé au gouvernement français, 4ème contributeur au sein des IFI :
- de refuser que les IFI imposent des privatisations et toute autre mesure limitant l'accès aux services de base,
- d'exiger un bilan indépendant de l'impact de ces mesures sur l'égalité d'accès aux services de base,
- de proposer pour la conférence des Nations unies sur le financement du développement de 2002, qu'au moins 30 % de l'aide multilatérale soient consacrés aux services de base,
- de soumettre au débat parlementaire et citoyen ses propositions en la matière.
La campagne est lancée au moment de la Conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés qui se tient à Bruxelles du 14 au 21 mai et culminera fin septembre au moment des assemblées annuelles des IFI.
Contact presse : , tél. 01 56 98 24 46 (ligne directe)
Voir le dossier de presse Voir le document de campagne
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