|
Communiqué de presse
<< Précédent Sommaire Suivant >>
Paris, le 21 mai 2001
Mobilisation générale
contre les brevets sur le vivant !
Face à la multiplication des brevets sur le vivant et à l'appropriation privée des ressources génétiques de la planète, Agir ici en partenariat avec la Confédération paysanne, Greenpeace et Solagral et avec le soutien d'une quarantaine d'associations françaises a lancé une vaste campagne d'opinion publique intitulée :
" Planète privatisée, défense d'entrer ! "
A l'occasion de cette campagne, une conférence de presse a été organisée ce mercredi 16 mai à l'Assemblée nationale en présence : d'Agir ici et des partenaires de la campagne, de Marc Lepetit (chercheur à l'INRA), de Noël Mamère (député Vert de la Gironde) et de Marie-Angèle Hermitte (juriste).
Chacun des intervenants était invité à évoquer les risques induits par les brevets sur les organismes vivants ainsi que leur position personnelle sur ce sujet.
Marc Lepetit a ainsi déploré la soumission de la recherche publique aux objectifs de des grandes entreprises agrochimiques et plus généralement l'intégration des connaissances en biologie dans le domaine marchand. Génoplante est, selon lui, la parfaite illustration de ce nouveau mode de fonctionnement puisqu'il s'agit d'un consortium entre les entreprises de l'agrochimie et des semences (Aventis, Biogéma, Bioplante) et les grands instituts publics de recherche (INRA, IRD, CNRS, CIRAD) dont le principal objectif est de fabriquer de la propriété intellectuelle au profit du secteur privé. Avec lui, ce sont de nombreux chercheurs de l'INRA qui se mobilisent contre les brevets sur le vivant dans le cadre d'une pétition reprise par la CGT.
Noël Mamère a quant à lui rappelé le soutien des Verts aux propositions formulées dans la campagne menée par Agir ici et ses partenaires. Il s'oppose fermement à la transposition en droit français de la directive européenne autorisant les brevets sur le vivant. Il défend la notion de patrimoine commun de l'humanité et considère que la prédation de l'environnement causée par les brevets sur le vivant est également une atteinte à la culture, au mode de vie des populations autochtones et donc aux droits de l'Homme.
Marie-Angèle Hermitte a, de son côté, souligné que le système des brevets provoque nombre d'inégalités pour la majorité des pays du Sud, détenteurs des ressources biologiques les plus intéressantes de la planète. A ses yeux, un réel travail d'approfondissement est à faire sur les brèches des accords ADPIC et plus particulièrement sur la possibilité offerte à chaque pays de réaliser un système de protection intellectuelle sui generis. Il y a là une vraie ouverture juridique qui n'est pas saisie sur le plan politique.
A ce jour, on peut donc réellement parler d'une mobilisation générale contre les brevets sur le vivant ! Associations, syndicats, chercheurs, députés, juristes, tous se retrouvent dans une même volonté de s'opposer aux brevets sur des organismes vivants et plus particulièrement contre la transposition de la directive européenne légalisant cette pratique en droit français.
Contact presse : , tél. 01 56 98 24 46 (ligne directe)
Voir le dossier de presse Voir le document de campagne
|