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Les dossiers de presse des campagnes

 

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Gros sous et pannes de courant
à Electric City


En Ouganda&

Peu d'investisseurs sont prêts à acheter les entreprises soumises à la privatisation si elles ne sont pas rentables. Sauf évidemment, si les gouvernements contraints à la privatisation par leurs bailleurs ne se trouvent dans l'obligation de brader leurs entreprises auprès d'investisseurs trop contents de trouver là un marché juteux. L'Ouganda en est un bon exemple.
Un projet en cours d'approbation à la Banque mondiale prévoit que l'Ouganda cède à une compagnie américaine (AES Allied Energy System) la construction d'une centrale hydroélectrique sur les chutes de Bujugali ainsi qu'un contrat d'exploitation. La Banque mondiale a précisé qu'elle ne se porterait garante du projet que si la Société d'électricité d'Ouganda était privatisée. Dans ce contrat, AES se taille la part du lion. Le gouvernement s'est en effet engagé à acheter toute l'énergie produite à un prix fixe en devises ainsi qu'à reverser à la compagnie le montant de sa TVA.
Outre ce contrat, plusieurs éléments viennent alimenter la controverse relative à ce projet liant le gouvernement ougandais à AES. Un bilan réalisé par la Banque mondiale et le PNUD en 1999 montre que seulement 7 % des Ougandais ont les moyens de payer une énergie non subventionnée. L'énergie produite sera donc exportée vers le Kenya&
La corruption est également venue entacher ce projet et deux ministres de l'énergie ont du démissionner suite à leur mise en accusation. Le manque de démocratie dans le processus est également patent : il n'y a eu ni débat public sur les besoins ou alternatives possibles, ni analyse scientifique quant à l'impact sur l'environnement. Or le barrage aura des conséquences environnementales graves puisqu'il détruira les chutes de Bujugali, une perte non seulement culturelle mais potentiellement touristique.
Quant à la Banque mondiale, elle étudie actuellement un nouveau projet de construction d'une usine d'électricité en Ouganda& au profit de AES. Elle n'a pas encore mené d'enquête sur les accusations de corruption.

Source : www.psiru.org

 

&mais aussi en Californie

Dans l'état de Californie, presque tous les foyers subissent soit des coupures d'électricité, soit des augmentations de tarifs et parfois les deux. Et ceci suite à la dérégulation du réseau au profit des multinationales comme AES ou Enron, rendu possible par la nouvelle législation de 1998. Le gouverneur de l'état, Gray Davis, a reconnu que cette dérégulation était un échec, voire un véritable cauchemar avec une perte de contrôle sur les prix ainsi que sur la garantie des services.
Avant la dérégulation, les tarifs étaient fixés par des commissions ouvertes au public. Aujourd'hui, seules les multinationales décident des prix et ils ne cessent d'augmenter.

Source : www.psiru.org

 

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