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Les dossiers de presse des campagnes

 

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FAO, PAC, OMC : La faim justifie les moyens !

* Effets pervers du tourisme :
exemples *


Des effets désastreux sur le milieu naturel

Douches, piscines et arrosages des pelouses constituent un véritable pillage des réserves aquatiques. Sous les tropiques, un touriste use en moyenne 7 à 10 fois plus d'eau qu'un paysan pour arroser ses champs et nourrir sa famille. C'est 16 fois plus lorsqu'il s'agit d'un client d'hôtel de luxe avec terrain de golf. Ce type d'implantation artificielle a notamment des conséquences désastreuses pour les populations locales (pénurie d'eau, expropriation des petits paysans, déforestation&).
Enfin, l'invasion chaotique des constructions hôtelières a souvent modifié l'équilibre naturel et l'érosion du littoral a atteint un stade critique dans de nombreux pays (Tunisie, Inde&).
Source : Le magazine de l'OIT, juin 2001


Parc naturel : entrée interdite aux autochtones !

Une veuve Twa (un peuple pygmée du Congo) se souvient de son expulsion du Parc national Kahuzi-Biega, dans les années 1960 : "Au petit matin, j'ai vu arriver des hommes en uniforme, armés. L'un d'eux a forcé notre porte en hurlant. Il nous a ordonné de partir parce qu'on occupait le parc, qu'on était pas chez nous. Pourtant mes ancêtres ont toujours vécu ici. Je n'y comprenais rien mais je n'avais pas le choix. J'ai dû fuir avec mes enfants."
Clochardisés, les Twa survivent aujourd'hui dans des installations précaires en lisière de leur vaste forêt. Spoliés de leurs territoires, sans aucune perspective d'avenir, ils souffrent aussi de malnutrition aiguë. [&] Depuis les années 1990, on a peu à peu pris conscience que de nombreux parcs créés contre la volonté de la population n'atteindraient jamais leurs objectifs de protection de la nature. Fondés sur un déni de droit, entourés d'habitants hostiles, ils sont voués à l'échec.
Source : Courrier de l'UNESCO, juillet-août 2001


Quand les droits ne sont pas les mêmes pour tout le monde...

"[&] les circuits commencaient généralement en France, se poursuivaient en Espagne et se terminaient au Maroc. [&] nous pouvions lire les instructions des conventions collectives françaises ou espagnoles concernant les chauffeurs d'autocar : les chauffeurs ne pouvaient conduire plus de 8 heures d'affilée, devaient s'arrêter toutes les heures et avoir une interruption nocturne d'au moins 10 heures ; une chambre leur était réservée à l'hôtel avec les clients. Par contre, au Maroc, les clients trouvaient normal que le chauffeur marocain soit à disposition y compris pour les sorties nocturnes et qu'il dorme parfois dans l'autocar. Ayant suggéré à plusieurs reprises d'aligner les conditions de travail des chauffeurs marocains sur celles des européens, je me suis toujours entendue dire que notre client n'était pas tenu de remplir des obligations qui n'étaient pas imposées par des lois locales."
Source : Tourisme équitable, Françoise El Alaoui, Paris, septembre 1999


L'exploitation de la main d'oeuvre enfantine

Dans de nombreux pays, surtout du Sud, le tourisme contribue à l'exploitation de la main d'Suvre enfantine. Les enfants travaillent comme barmen, employés de fast food, domestiques, guides informels, fabriquants de souvenirs artisanaux&
Dans le monde, 13 à 19 millions de jeunes de moins de 18 ans travaillent dans un métier lié au tourisme. L'Inde, par exemple, compte des milliers de jeunes domestiques d'hôtels, de porteurs de bagages dans les gares, les aéroports et les hôtels.
Source : Le magazine de l'OIT, juin 2001


Le développement du proxénétisme

L'arrivée de visiteurs aux poches pleines de dollars et la perte d'inhibition liée à l'éloignement favorisent le développement de la prostitution aussi bien féminine que masculine. La coalition ECPAT (Coalition in Child Prostitution and Tourism), basée à Bangkok, a montré que le tourisme est un facteur d'accélération de l'exploitation sexuelle des mineurs. A Cuba par exemple, la plupart des prostituées sont mineures et un seul client représente en dollars l'équivalent de trois mois de salaire dans l'enseignement. On estime que deux millions d'enfants sont victimes de l'exploitation sexuelle à des fins commerciales dans le monde et que le tourisme est en partie responsable de cette situation.
Source : Le magazine de l'OIT, juin 2001

 

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